{"id":507,"date":"2025-07-26T21:38:19","date_gmt":"2025-07-26T19:38:19","guid":{"rendered":"https:\/\/yvanleclerc.org\/?p=507"},"modified":"2025-07-26T21:40:12","modified_gmt":"2025-07-26T19:40:12","slug":"mourir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yvanleclerc.org\/index.php\/2025\/07\/26\/mourir\/","title":{"rendered":"Mourir"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans les n\u00e9cros tr\u00e8s acad\u00e9miques du <em>Monde<\/em>, parfois de l\u2019humour, dont on se demande s\u2019il refl\u00e8te la personnalit\u00e9 du d\u00e9funt, s\u2019il tient compte des derni\u00e8res volont\u00e9s du mort dans la r\u00e9daction du portrait posthume en quelques lignes, ou si les survivants ont voulu compenser la duret\u00e9 de la vie par un peu de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9\u00a0:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"245\" height=\"367\" src=\"https:\/\/yvanleclerc.org\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/necro_le-monde_31-mai-2025.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-508\" srcset=\"https:\/\/yvanleclerc.org\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/necro_le-monde_31-mai-2025.png 245w, https:\/\/yvanleclerc.org\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/necro_le-monde_31-mai-2025-200x300.png 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 245px) 100vw, 245px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Le Monde<\/em>, 31&nbsp;mai 2025<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"282\" height=\"412\" src=\"https:\/\/yvanleclerc.org\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/necro_le-monde-28-juil-2025.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-509\" srcset=\"https:\/\/yvanleclerc.org\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/necro_le-monde-28-juil-2025.jpg 282w, https:\/\/yvanleclerc.org\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/necro_le-monde-28-juil-2025-205x300.jpg 205w\" sizes=\"auto, (max-width: 282px) 100vw, 282px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Le Monde<\/em>, 26 juillet 2025<\/p>\n\n\n\n<p><br>*<br><br>Comme j\u2019ai une crise d\u2019arthrose, que je donne un double de cl\u00e9s \u00e0 N. au cas o\u00f9 elle aurait besoin d\u2019entrer en mon absence, que je lui montre o\u00f9 sont les papiers importants, qu\u2019elle est ma personne de confiance et que son nom figure dans la case personne \u00e0 pr\u00e9venir des \u00ab&nbsp;directives anticip\u00e9es&nbsp;\u00bb, elle me demande, pendant qu\u2019on y est et puisqu\u2019elle a pos\u00e9 la m\u00eame question \u00e0 sa m\u00e8re, c\u2019est-\u00e0-dire mon ex-\u00e9pouse, ce que je souhaite pour ma mort&nbsp;: \u00eatre br\u00fbl\u00e9 ou enterr\u00e9&nbsp;? Elle n\u2019a pas dit incin\u00e9r\u00e9. Non&nbsp;: pas r\u00e9duit en cendres. J\u2019ai mal v\u00e9cu les \u00ab&nbsp;c\u00e9r\u00e9monies&nbsp;\u00bb au fun\u00e9rarium pour ma m\u00e8re, Pierre mon beau-fr\u00e8re, l\u2019ami D.&nbsp;P., une mise en sc\u00e8ne froide avec escamotage final. Je veux qu\u2019il reste quelque chose de moi, quelque chose de dur, qu\u2019on retrouvera dans plusieurs si\u00e8cles, comme le Poor Yorik d\u2019Hamlet dont les fossoyeurs d\u00e9terrent le cr\u00e2ne. Mais qu\u2019on s\u2019assure que je sois bien mort avant de m\u2019enfermer. N. prend des notes sur son portable, pour les partager avec sa s\u0153ur. L\u2019ex veut \u00eatre incin\u00e9r\u00e9e parce qu\u2019elle est s\u00fbre que personne ne viendra sur sa tombe. D\u2019ailleurs elle-m\u00eame laisse \u00e0 l\u2019abandon les tombes de sa m\u00e8re, de son fr\u00e8re, etc. Et o\u00f9 je veux&nbsp;? Le cimeti\u00e8re monumental, s\u2019il y a de la place, comme \u00e7a j\u2019aurai la visite, en prime, des touristes qui viendront sur le caveau de la famille Flaubert. C\u2019est vrai, dit-elle, tu as pass\u00e9 plus de temps avec lui qu\u2019avec nous. Je ne peux pas lui donner tort. Voil\u00e0, \u00e7a, c\u2019est fait. (Juin 2025)<br><br>La premi\u00e8re page que je regarde dans <em>Le Monde<\/em>, la page des n\u00e9cros. Peut-\u00eatre quelqu\u2019un de connu, que je connais. Je regarde les \u00e2ges. (ao\u00fbt 2024)<br><br>L\u00e9on Blum, en mourant dans les bras de la femme aim\u00e9e&nbsp;: \u00ab&nbsp;Ce n\u2019est rien. N\u2019ayez pas peur pour moi.&nbsp;\u00bb<br><br>La 4<sup>e<\/sup> r\u00e9publique est morte d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 mourante (France-Culture, 9&nbsp;d\u00e9cembre 2024)<br><br>Elle est morte d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 mortelle.<br><br>Statistiquement, il y a un risque \u00e9lev\u00e9 de mourir le jour de son anniversaire.<br><br>Je me souviens qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9cole on disait&nbsp;: mourir ne prend qu\u2019un \u00ab&nbsp;r&nbsp;\u00bb parce qu\u2019on ne meurt qu\u2019une fois. Mais au futur, on peut mourir au moins deux fois&nbsp;: \u00ab&nbsp;je mourrai&nbsp;\u00bb.<br><br>La liste de diffusion du Bulletin Flaubert \u00e9lectronique compte 750&nbsp;abonn\u00e9s. Ceux qui se lassent peuvent se d\u00e9sinscrire automatiquement. Pour les morts, c\u2019est plus compliqu\u00e9. Ce jour, je re\u00e7ois un message quasiment d\u2019outre-tombe&nbsp;: \u00ab&nbsp;Ma femme est morte le 24&nbsp;mai. malheureusement, Jje ne parle pas francais.&nbsp;\u00bb Elle s\u2019appelle, elle s\u2019appelait I. G., et son adresse mail se termine par \u00ab&nbsp;.de&nbsp;\u00bb. Je r\u00e9ponds&nbsp;: \u00ab&nbsp;Cher Monsieur. Merci de votre message. Toutes mes condol\u00e9ances. Je d\u00e9sabonne cette adresse. Avec tristesse.&nbsp;\u00bb En r\u00e9ponse, le mari m\u2019envoie une photo de son \u00e9pouse, avec cette l\u00e9gende&nbsp;: \u00ab&nbsp;Au revoir&nbsp;!&nbsp;\u00bb. Alors, moi&nbsp;: \u00ab&nbsp;Merci pour cette photo d\u2019une femme radieuse, partie dans un fond d\u2019herbe et de fleurs.&nbsp;\u00bb Elle est belle, en effet, cette vieille dame rid\u00e9e, au large sourire, avec un sweat violet qui se d\u00e9tache sur un d\u00e9cor d\u2019herbes folles et de fleurs de m\u00eame couleur. (20&nbsp;juin 2024)<br><br>Suicide du p\u00e8re de G. Homme d\u2019ordre, il a laiss\u00e9 sur un secr\u00e9taire des dossiers \u00ab&nbsp;Notaire&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Obs\u00e8ques&nbsp;\u00bb, une enveloppe avec la somme n\u00e9cessaire \u00e0 son enterrement et aux repas de ses enfants et petits-enfants&nbsp;; il a not\u00e9 dans un carnet les visites, les menus \u00e9v\u00e9nements, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019avant-dernier jour. Ordre mortif\u00e8re. (24&nbsp;f\u00e9vrier 2018)<br><br>\u00c0 ce point un homme d\u2019ordre que m\u00eame pour la mort, il a ouvert un fichier dans son dossier \u00ab&nbsp;perso&nbsp;\u00bb. Et c\u2019est rassurant de se dire que les r\u00e9flexions sur la mort ont une place r\u00e9serv\u00e9e dans une case pr\u00e9vue. (13&nbsp;janvier 2018)<br><br>R\u00e9veill\u00e9 ce matin en me disant qu\u2019il n\u2019y a pas de bonne saison pour mourir&nbsp;: au printemps, c\u2019est contradictoire&nbsp;; pendant l\u2019\u00e9t\u00e9, on oblige les amis \u00e0 revenir de vacances&nbsp;; \u00e0 l\u2019automne, les feuilles mortes cr\u00e9ent un pl\u00e9onasme&nbsp;; l\u2019hiver, impossible de creuser un trou dans la terre gel\u00e9e. Alors, quand&nbsp;? <em>Ultima quando<\/em>, comme gravaient les Anciens sur les cadrans solaires. (1<sup>er<\/sup>&nbsp;janvier 2018)<br><br>M. \u00e9crit&nbsp;: \u00ab&nbsp;Et je vais rendre visite \u00e0 mes d\u00e9funts qui eux ne se sont toujours pas r\u00e9veill\u00e9s, les paresseux.&nbsp;\u00bb<br>R\u00e9ponse&nbsp;: \u00ab&nbsp;En ressentant de plus en plus la fatigue de l\u2019\u00e2ge, j\u2019approuve les d\u00e9funts qui n\u2019ont plus la force de se lever. Quand on est mort, c\u2019est pour longtemps, et on a bien m\u00e9rit\u00e9 de se reposer pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9.&nbsp;\u00bb<br>Et je pense \u00e0 ces tribus (?) qui enterrent leurs morts debout. Chercher pourquoi&nbsp;: h\u00e9ro\u00efsme&nbsp;? affirmation d\u2019une victoire sur la mort&nbsp;? attente d\u2019une r\u00e9surrection&nbsp;?<br>Les Occidentaux (?) repr\u00e9sentent les morts couch\u00e9s, des gisants, \u00e0 l\u2019horizontale, dans la position du sommeil, du guerrier terrass\u00e9. (26&nbsp;d\u00e9cembre 2017)<br><br>Fran\u00e7ois Lap\u00e8lerie, soigne son cancer de la lymphe.<br>\u00c0 propos de Lawrence&nbsp;: \u00ab&nbsp;Dans aucune BU fran\u00e7aise il n\u2019y a le moindre volume de la correspondance de TEL dans l\u2019\u00e9dition de Jeremy Wilson (Castel Hill Press). Il n\u2019y a par ailleurs que des \u00e9ditions incompl\u00e8tes (j\u2019en ai quelques-unes)&nbsp;<br>Et \u00e0 part Stephen Tabachnik, toutes les personnes que connaissait et que j\u2019aurais pu contacter sont mortes&nbsp;!&nbsp;<br>Harold Orlans, qui a fait une biographie de TEL&nbsp;: mort&nbsp;;&nbsp;<br>John E.&nbsp;Mack, psychiatre et auteur de livres sur TEL&nbsp;: mort (\u00e9cras\u00e9 par une voiture \u00e0 Londres&nbsp;!) ;&nbsp;<br>Jeremy Wilson, biographe et \u00e9diteur de TEL&nbsp;: mort en mars de cette ann\u00e9e (d\u2019un cancer qui l\u2019a fait agoniser \u00e0 tout petit feu pendant 5 ou 6&nbsp;ans).&nbsp;<br>C\u2019est tr\u00e8s r\u00e9jouissant tout \u00e7a !<br>Donc je vais attendre la r\u00e9ponse de S.&nbsp;Tabachnik. Mais ce ne serait pas si grave que \u00e7a de ne pas consulter 2 ou 3&nbsp;lettres in\u00e9dites: TEL y fait part de son admiration pour Flaubert&nbsp;!&nbsp;\u00bb(17&nbsp;d\u00e9cembre 2017)<br><br>Dernier passage au secr\u00e9tariat. Gis\u00e8le Delaunay me trouve moins bonne mine que la fois derni\u00e8re. Me conseille de me m\u00e9nager. Pour voir grandir les enfants, encore petits. Elle a connu quelqu\u2019un comme moi qui, apr\u00e8s rechute, s\u2019est retrouv\u00e9 dans un fauteuil. Pour les enfants et pour Peggy, dit-elle. Sa rusticit\u00e9 brutale, ses mots bruts me touchent. (15&nbsp;juillet 2014)<br><br><br>La mort r\u00f4de, l\u2019ironie aussi&nbsp;:<br>Ce matin au rayon boucherie&nbsp;:<br>M.&nbsp;: Bonjour Mu., \u00e7a n\u2019a pas l\u2019air d\u2019aller.<br>Mu.&nbsp;: Wouh wouh wouh\u2026 Mon p\u00e8re vient de mourir, ce matin.<br>M.&nbsp;: Oh la la&nbsp;! Votre fr\u00e8re il y a deux mois et maintenant votre p\u00e8re&nbsp;! Je suis d\u00e9sol\u00e9e.<br>Mu.&nbsp;: Mais vous n\u2019y \u00eates pour rien.<br><br>Ce midi, \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision&nbsp;:<br>La pr\u00e9sentatrice&nbsp;: \u00ab&nbsp;DB est mort des suites d\u2019un cancer g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9.&nbsp;\u00bb<br>Euh, c\u2019est quoi les suites d\u2019un cancer g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9&nbsp;: c\u2019est la mort, non&nbsp;? Donc il est mort de la mort\u2026 ou quelque chose comme \u00e7a. (10&nbsp;avril 2014)<br><br>En redescendant de MSA par le bus, rencontr\u00e9 une coll\u00e8gue. Avons parl\u00e9 de notre ancien coll\u00e8gue incin\u00e9r\u00e9 aujourd\u2019hui. Elle me faisait remarquer que, comme dans <em>Les dix petits n\u00e8gres<\/em>, il \u00e9tait le premier de notre d\u00e9partement \u00e0 \u00ab&nbsp;partir&nbsp;\u00bb. Elle s\u2019interrogeait sur les suivants. M., il est temps que je r\u00e9dige mon testament. Apr\u00e8s, nous avons tenu ce que son p\u00e8re, m\u2019a-t-elle dit, appelle des \u00ab&nbsp;propos de corbillard&nbsp;\u00bb. Je ne connaissais pas l\u2019expression. La question \u00e9tait de savoir s\u2019il serait souhaitable de conna\u00eetre la date de sa mort, pour s\u2019organiser en cons\u00e9quence. Je lui ai fait remarquer que nous passions tous les ans devant la date de notre mort, sans le savoir. Elle ne s\u2019\u00e9tait jamais dit cela. C\u2019est une coll\u00e8gue sp\u00e9cialiste du Moyen \u00c2ge: le bruit a couru, il y a quelques ann\u00e9es, qu\u2019elle avait perdu son compagnon, un Italien.<br>Nous sommes joyeux, en ce moment. (9&nbsp;avril 2014)<br><br>Superstition 1. Comme enfant, quand on marchait sur les raies qui d\u00e9limitaient les carr\u00e9s dessin\u00e9s sur les trottoirs.<br>L\u00e0, c\u2019est quand j\u2019aurai \u00e9puis\u00e9 la masse des papiers brouillon que j\u2019entasse pour ne pas jeter les feuilles blanches au verso. Mais je triche&nbsp;: j\u2019en rajoute toujours.<br><br>Superstition 2. Je me dis que, comme Proust, je ne pourrai mourir avant d\u2019achever un chantier. Homme d\u2019ordre comme je me connais, je ne laisserai pas de travail en plan. L\u00e0 aussi, je triche, je m\u2019arrange pour avoir toujours un fer au feu, et m\u00eame deux, l\u2019un prenant le relai de l\u2019autre pour \u00e9viter les temps morts.<br><br>Je m\u2019autoriserai \u00e0 mourir quand j\u2019aurais revu un vieux film dans laquelle se trouve une sc\u00e8ne qui me hante&nbsp;: un homme qui monte dans sa couchette et tourne le dos sous la couverture en demandant aux autres de se taire. \u00c7a doit se passer dans une prison ou dans une chambr\u00e9e,&nbsp; pendant la guerre. C\u2019est un film en noir et blanc, probablement vu chez les Babin, \u00e0 Saint-Beno\u00eet, vers 1965. R\u00e9cemment, voyant ou revoyant <em>Le Trou <\/em>de Jacques Becker, j\u2019ai peur que ce tableau me saute \u00e0 la gorge. Mais non, ce n\u2019est pas l\u00e0.<br><br>Si on savait combien de jours il reste, on s\u2019organiserait autrement.<br><br>Flaubert&nbsp;: envie de lui dire de se d\u00e9p\u00eacher, \u00e0 la fin de sa vie.<br><br>JCA&nbsp;: le type sur Facebook qui remercie ses amis d\u2019\u00eatre venus \u00e0 son enterrement. Sa fille a utilis\u00e9 le compte de son p\u00e8re pour envoyer le message.<br><br>Apprendre qu\u2019on est mort, par homonymie.<br><br>Les enregistrements \u00e0 diffuser post-mortem. Les tombes virtuelles \u00e0 fleurir.<br>FN&nbsp;: Anne Ubersfeld avait une belle-s\u0153ur homonyme. Elle meurt. Tout le monde appelle chez elle pour consoler son mari&nbsp;: c\u2019est elle qui r\u00e9pond&nbsp;: je suis bien vivante, mais tr\u00e8s chagrin\u00e9e par la mort de ma belle-s\u0153ur. Etc. Et un ami l\u2019appelle, apr\u00e8s avoir lu qu\u2019elle \u00e9tait morte, mais s\u00fbr de tomber sur elle&nbsp;: il avait r\u00eav\u00e9 la nuit pr\u00e9c\u00e9dente qu\u2019il la rencontrait dans un cimeti\u00e8re et qu\u2019elle lui disait qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait pas morte.<br><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans les n\u00e9cros tr\u00e8s acad\u00e9miques du Monde, parfois de l\u2019humour, dont on se demande s\u2019il refl\u00e8te la personnalit\u00e9 du d\u00e9funt, s\u2019il tient compte des derni\u00e8res volont\u00e9s du mort dans la r\u00e9daction du portrait posthume en quelques lignes, ou si les survivants ont voulu compenser la duret\u00e9 de la vie par un peu de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9\u00a0: Le [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[22,2],"tags":[],"class_list":["post-507","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bilans","category-je"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/yvanleclerc.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/507","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/yvanleclerc.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/yvanleclerc.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yvanleclerc.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yvanleclerc.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=507"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/yvanleclerc.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/507\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":512,"href":"https:\/\/yvanleclerc.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/507\/revisions\/512"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/yvanleclerc.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=507"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/yvanleclerc.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=507"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/yvanleclerc.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=507"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}