{"id":352,"date":"2025-05-29T22:30:03","date_gmt":"2025-05-29T20:30:03","guid":{"rendered":"https:\/\/yvanleclerc.org\/?p=352"},"modified":"2025-05-29T22:30:42","modified_gmt":"2025-05-29T20:30:42","slug":"bretagne-ete-2022","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yvanleclerc.org\/index.php\/2025\/05\/29\/bretagne-ete-2022\/","title":{"rendered":"Bretagne, \u00e9t\u00e9 2022"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00e9crire en voyageant, voyager en \u00e9crivant<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p><strong>\u00e9crire en voyageant, voyager en \u00e9crivant<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Au jour le jour<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>2 ao\u00fbt, Suscinio, Vannes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s le premier jour, au micro, Gilles appelle Flaubert et Du Camp par leur pr\u00e9nom. Gustave et Maxime, Maxime et Gustave. La route cr\u00e9e de la familiarit\u00e9. Pour un peu, dans le groupe, on se tutoierait tous\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le rempart du ch\u00e2teau de Suscinio, la meurtri\u00e8re verticale et le trou pour passer le canon dessinent un point d\u2019exclamation. Pour trouver le point d\u2019interrogation, il faut regarder au pied du rempart, dans les douves, le col d\u2019un cygne.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"255\" height=\"319\" src=\"https:\/\/yvanleclerc.org\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/bretagne_clip_image003.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-353\" srcset=\"https:\/\/yvanleclerc.org\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/bretagne_clip_image003.jpg 255w, https:\/\/yvanleclerc.org\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/bretagne_clip_image003-240x300.jpg 240w\" sizes=\"auto, (max-width: 255px) 100vw, 255px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>\u00c0 Vannes, notre guide V\u00e9ronique s\u2019excuse de nous demander un petit effort d\u2019imagination pour voir la ville comme elle n\u2019est plus. On est l\u00e0 pour \u00e7a&nbsp;: imaginer.<\/p>\n\n\n\n<p>Le long du canal de Vannes vers la mer, Stendhal rencontre un homme \u00ab&nbsp;qui, \u00e9videmment, se promenait avec une femme qui lui \u00e9tait ch\u00e8re&nbsp;\u00bb. Pourquoi <em>\u00e9videmment&nbsp;<\/em>? Parce que, \u00e9videmment, le s\u00e9ducteur Stendhal aurait pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 que la femme se promen\u00e2t seule sur les bords du canal.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"381\" height=\"405\" src=\"https:\/\/yvanleclerc.org\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/bretagne_clip_image006.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-354\" srcset=\"https:\/\/yvanleclerc.org\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/bretagne_clip_image006.jpg 381w, https:\/\/yvanleclerc.org\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/bretagne_clip_image006-282x300.jpg 282w\" sizes=\"auto, (max-width: 381px) 100vw, 381px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Hermine de gueule passante cravat\u00e9e.&nbsp;\u00bb Nous sommes plusieurs \u00e0 douter de la cravate.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour l\u2019un, c\u2019est une laisse que le ma\u00eetre va saisir.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour l\u2019autre, des ailes au vent.<\/p>\n\n\n\n<p>Servitude ou libert\u00e9&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a ce que Flaubert et Du&nbsp;Camp n\u2019ont pas vu<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qu\u2019ils ont vu sans en parler<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qu\u2019ils n\u2019ont pas pu voir parce que \u00e7a n\u2019existait pas encore<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qu\u2019ils ont vu et qui n\u2019existe plus<\/p>\n\n\n\n<p>Et nous, qui existons<\/p>\n\n\n\n<p>V\u00e9ronique, la guide, pr\u00e9sente la tour du Conn\u00e9table, \u00ab&nbsp;tel que Flaubert et Du&nbsp;Camp l\u2019ont connue, plus ou moins comme \u00e7a&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Plus ou moins&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>4 ao\u00fbt, Concarneau<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le homard n\u2019enterre pas la mue de sa carapace, devenue trop \u00e9troite. Il peut la manger. Il commet alors un acte d\u2019auto-crustophagie.<\/p>\n\n\n\n<p>Sarah, la conf\u00e9renci\u00e8re, nous dit aussi que \u00ab&nbsp;la mue d\u00e9tach\u00e9e vague au gr\u00e9 des vagues&nbsp;\u00bb. Je r\u00e9alise que <em>vague <\/em>est \u00e0 la fois un nom et un verbe. Un adjectif aussi.<\/p>\n\n\n\n<p>La mue est une forme <em>vague<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Sarah, encore&nbsp;: la mue du homard, c\u2019est comme s\u2019il \u00e9tait l\u00e0&nbsp;; en fait, il n\u2019est pas l\u00e0. Le homard n\u2019est pas mort. La mue est la forme vague du homard, son fant\u00f4me, qui vague dans les vagues.<\/p>\n\n\n\n<p>Il mue toute sa vie et meurt quand il n\u2019a plus assez d\u2019\u00e9nergie pour sortir hors de lui-m\u00eame. L\u2019homme aussi, \u00e0 la diff\u00e9rence qu\u2019il mue de l\u2019int\u00e9rieur et qu\u2019il n\u2019abandonne pas de fant\u00f4mes apr\u00e8s lui, qui vague dans les vagues.<\/p>\n\n\n\n<p>Encore que.<\/p>\n\n\n\n<p>Triangle meurtrier, si j\u2019ai bien tout compris&nbsp;: homard, congre et poulpe<\/p>\n\n\n\n<p>1. Le poulpe mange le homard.<\/p>\n\n\n\n<p>2. Le congre mange le poulpe.<\/p>\n\n\n\n<p>3. Le homard s\u2019associe au congre pour \u00e9viter d\u2019\u00eatre mang\u00e9 par le poulpe.<\/p>\n\n\n\n<p>4. Quand le homard mue, le congre mange le homard.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la fin, c\u2019est toujours le homard qui est mang\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Qui mange le congre&nbsp;? Un autre congre, peut-\u00eatre. Et au bout de la cha\u00eene, l\u2019homme, toujours l\u2019homme.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>5 ao\u00fbt. Le Pouldu, Penmarc\u2019h<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Devant l\u2019h\u00f4tel \u00e0 dortoirs du Pouldu, le bar ferm\u00e9 est en travaux. Sur la pancarte du permis de construire, on lit le nom de l\u2019architecte&nbsp;: Attila.<\/p>\n\n\n\n<p>La dame qui est \u00e0 l\u2019accueil de l\u2019exposition de lithographies, au pied du phare de Penmarc\u2019h&nbsp;: \u00ab&nbsp;Du temps de Flaubert, n\u2019en parlons pas&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9glise Sainte-Thumette de K\u00e9rity, \u00c9dith nous apprend qu\u2019il existe du \u00ab&nbsp;granite fragile&nbsp;\u00bb. Allons bon.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>6 ao\u00fbt. Quimper, Locmaria<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Anne de Bretagne, notre guide au Prieur\u00e9, nous pr\u00e9vient&nbsp;: \u00ab&nbsp;Vous ne verrez pas des choses qu\u2019il a vues.&nbsp;\u00bb Elle se reprend&nbsp;: \u00ab&nbsp;Vous verrez des choses qu\u2019il n\u2019a pas vues.&nbsp;\u00bb Si au moins on \u00e9tait s\u00fbrs de voir des choses qu\u2019il a vues\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>On apprend que les religieuses fumaient la pipe. Est-ce un p\u00e9ch\u00e9, mon P\u00e8re&nbsp;? Comme les pipes \u00e9taient en terre, les bonnes s\u0153urs les cassaient souvent (d\u2019o\u00f9 l\u2019expression \u00ab&nbsp;casser sa pipe&nbsp;\u00bb).Elles ont donc fait appel \u00e0 un fa\u00efencier de Lyon pour fabriquer des pipes plus solides. C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 leur d\u00e9pendance au tabac que la fabrication de la fa\u00efence s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 Quimper. \u00c0 quoi \u00e7a tient, la prosp\u00e9rit\u00e9 \u00e9conomique.<\/p>\n\n\n\n<p>Le guide de la chapelle de Ty Mamm Dou\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;Il y a 500&nbsp;ans, on n\u2019\u00e9tait pas l\u00e0. On n\u2019est s\u00fbr de rien. On passe son temps \u00e0 faire des hypoth\u00e8ses.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Dans 500&nbsp;ans, on ne sera plus l\u00e0. Les visiteurs de la chapelle en 2522 ne seront s\u00fbrs de rien. Ils passeront leur temps \u00e0 faire des hypoth\u00e8ses. Ils se demanderont si un groupe de promeneurs est bien venu, le 6&nbsp;ao\u00fbt 2022, \u00e0 la chapelle de Ty Mamm Dou\u00e9, comme il est \u00e9crit dans un vieux parchemin.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>7 ao\u00fbt. Morgat.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La guide, dans le bateau qui s\u2019approche des grottes&nbsp;: \u00ab&nbsp;Si vous vous mettez debout pour prendre des photos, pensez \u00e0 ceux qui sont derri\u00e8re.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>*<\/p>\n\n\n\n<p><em>Textes selon la consigne<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Consigne du 3 ao\u00fbt (Carnac)&nbsp;: \u00ab&nbsp;O\u00f9 va-t-il donc celui-l\u00e0 et pourquoi voyage-t-il&nbsp;?&nbsp;\u00bb (<em>Par les champs et par les gr\u00e8ves<\/em>, Livre de Poche, p.&nbsp;21)<\/p>\n\n\n\n<p>O\u00f9 va-t-il donc celui-l\u00e0 et pourquoi voyage-t-il&nbsp;?&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Moi, je ne bouge pas. Je suis de Carnac et je reste \u00e0 Carnac.<\/p>\n\n\n\n<p>Y a-t-il quelque chose au-del\u00e0 de Carnac, j\u2019en doute.<\/p>\n\n\n\n<p>On me trouve facilement, le deuxi\u00e8me dans la rang\u00e9e&nbsp;4, \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de l\u2019alignement de M\u00e9nec.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai entendu dire que j\u2019avais cinq mille ans, et sans doute encore autant \u00e0 venir, sans bouger, avec du lichen en plus et des fientes de mouette, qui me font des d\u00e9corations blanches.<\/p>\n\n\n\n<p>La nature m\u2019ayant dot\u00e9 d\u2019une forme avantageuse, les vieux messieurs et les femmes inf\u00e9condes viennent en p\u00e8lerinage \u00e0 mon pied, la nuit tomb\u00e9e, et s\u2019y livrent \u00e0 des rituels cach\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autres se font prendre en photo. Comme je suis mince \u00e0 la base, on dirait que les visiteurs photographi\u00e9s sont coiff\u00e9s d\u2019un chapeau de pierre.<\/p>\n\n\n\n<p>O\u00f9 va-t-il donc celui-l\u00e0&nbsp;?&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0 ce que je ne saurai jamais. Le sait-il lui-m\u00eame&nbsp;? Il va vers le menhir suivant, et apr\u00e8s encore un autre. Il ne sort pas de Carnac, qui est un monde.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourquoi voyage-t-il&nbsp;? Il l\u2019ignore tout autant. Pour se fuir&nbsp;? se chercher&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Voir des pierres arr\u00eat\u00e9es et se dire&nbsp;: chacun porte son menhir&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Pourquoi voyage-t-il&nbsp;? Pour trouver quelque chose qui n\u2019existe pas&nbsp;? Mettre ses pas dans des pas effac\u00e9s&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Le voyageur doit me plaindre de rester immobile, comme je le plains de ne pas rester en place.<\/p>\n\n\n\n<p>Les pires, ce sont les voyageurs qui veulent laisser quelque chose derri\u00e8re eux, en gravant leur nom dans la pierre.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est comme une blessure qui ne cicatrice pas.<\/p>\n\n\n\n<p>Ou pire encore, les amoureux qui creusent un c\u0153ur avec une fl\u00e8che et leurs initiales.<\/p>\n\n\n\n<p>On croit que la pierre reste de marbre. Mais non.<\/p>\n\n\n\n<p>Les voyageurs eux-m\u00eames ne disent-ils pas \u00ab&nbsp;malheureux comme les pierres&nbsp;\u00bb&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Consignes du 5&nbsp;ao\u00fbt (Pont-l\u2019Abb\u00e9)&nbsp;: \u00ab&nbsp;toute la tendresse religieuse&nbsp;\u00bb (p.&nbsp;130)&nbsp;; \u00ab&nbsp;Nous ne sommes que des contemplateurs humoristiques et des r\u00eaveurs litt\u00e9raires&nbsp;\u00bb (p.&nbsp;137)&nbsp;; \u00ab&nbsp;le mouvement de la vie&nbsp;\u00bb (p.&nbsp;142).<\/p>\n\n\n\n<p><em>Nous ne sommes que des contemplateurs humoristiques<\/em>, mais parfois nous oublions notre penchant pour l\u2019ironie, la caricature, le d\u00e9nigrement (toutes ces dispositions caract\u00e9ristiques de la jeunesse impitoyable), pour nous ab\u00eemer dans la contemplation pure de la beaut\u00e9, et m\u00eame de la foi, pas celle qu\u2019on voit dans les \u00e9glises, mais la foi d\u2019un c\u0153ur simple, une Bretonne dans les champs, ou une femme de marin qui attend le p\u00eacheur en regardant la mer, les nuages et les vents, et l\u00e0, nous communions avec elle dans<em> la tendresse religieuse<\/em>, cette vraie croyance qui relie l\u2019\u00e2me au monde.<\/p>\n\n\n\n<p>Certes, nous sommes <em>des r\u00eaveurs litt\u00e9raires<\/em> parce que nous avons beaucoup lu avant de partir et que nous prenons des notes, mais il arrive qu\u2019en chemin la litt\u00e9rature nous quitte, celle des biblioth\u00e8ques aux livres bien rang\u00e9s. Nous ressentons <em>le mouvement de la vie<\/em>. La vie est mouvement, et c\u2019est surtout en voyage, parce qu\u2019il y a d\u00e9placement de ce point \u00e0 l\u2019autre, que le mouvement int\u00e9rieur bat au rythme des pas.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00e9crire en voyageant, voyager en \u00e9crivant \u00e9crire en voyageant, voyager en \u00e9crivant Au jour le jour 2 ao\u00fbt, Suscinio, Vannes D\u00e8s le premier jour, au micro, Gilles appelle Flaubert et Du Camp par leur pr\u00e9nom. Gustave et Maxime, Maxime et Gustave. La route cr\u00e9e de la familiarit\u00e9. 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