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Vieillir
Chaplin, Les Feux de la rampe Quand il tourne Les Feux de la rampe, son « film testament », Chaplin a passé la soixantaine. Il est temps que le comédien fasse un dernier tour de piste. Il s’écrit le rôle du clown Calvero qui ne fait plus rire, mais qui refuse la limite d’âge : « Sous prétexte que je vieillis, ils pensent que je suis vieux, que je suis fini. » Mais le public tire le rideau : « Ils sont partis avant la fin. Je…
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Lovers
Amour Entre temps, elle avait regardé des films pour savoir ce que les hommes aiment, ou plutôt ce que les films font croire aux hommes qu’ils aiment, et qu’ils finissent pas aimer à force de voir les films. (Janvier 2013.) 23 septembre 2012 Pourquoi parle-t-on si mal de ce qu’on aime ? Par peur de se trahir ? D’être débordé par l’affectif ? Par jalousie : ne pas rendre désirable ce qu’on voudrait garder pour soi ? Parler mal, je m’en avise, peut avoir deux sens :…
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Palavas-les-Flots
En vacances à côté de Palavas-les-Flots, pendant l’été 2012, je me souviens que j’ai failli habiter là. Quand ma sœur a eu l’âge d’entrer en seconde, en 1962 ou 1963, après les années de collège dans une bourgade qui n’avait pas de lycée (Rue dans la Somme), la mère a choisi tout de suite une ville universitaire où ses deux enfants pourraient continuer leurs études. Elle a pris le dictionnaire Larousse et sélectionné trois villes non industrielles à l’époque, où…
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Delphine Seyrig
Le geste et la voix de Delphine Seyrig : je lui ai tenu la porte d’un amphithéâtre où elle entrait pour une conférence, et elle m’a dit merci de sa voix de cinéma. J’étais étudiant ; je suivais les cours d’esthétique de Roger Garaudy, alors auréolé de son exclusion du Parti communiste (il faisait des cours extraordinaires, et j’ai été affecté de sa dérive négationniste, comme d’une trahison personnelle : je m’explique l’étrange cohérence de son parcours par le besoin de croire, doublé…
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Au lycée Victor-Hugo, Poitiers, 1967-1968
Des ami(e)s de jeunesse reviennent. Le site a favorisé ce retour. Alors, je leur envoie ce texte, écrit à une époque où s’est constituée une association d’anciens élèves. On demandait un témoignage, pour un Livre d’or. Voici ce que j’avais écrit, il y a quelques années. J’ai été élève au lycée Victor Hugo entre 1966 et 1969. Avec une particularité : j’étais l’un des trois garçons dans ce lycée de filles, qui commençait à s’ouvrir à la mixité par l’enseignement du…
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Écrire
De quoi écrire De quoi écrire, disait la maîtresse, pour ses filles, à l’insu de leur mère.De quoi écrire, à son père, sur son lit, à l’agonie, pour qu’il signe.De quoi écrire, à la mère, qui recopiait notre père, et chaque jour sur sa ligne de calendrier à l’ancienne : j’ai bien dormi, Dieu aussi.De quoi écrire : un Rodhia dans la poche, 105 x 148, un crayon. (Sans date) Dans Le Lambeau de Philippe Lançon (Gallimard, 2018), qu’on lit pour l’histoire…
